Situé au lieu-dit “en Bethléem” à Faverney, le Prieuré est un lieu de vie commune ordonnée à la louange divine selon la Règle de Saint Benoît. Dans la stabilité de ce cadre simple, la journée du moine est rythmée par l’Office divin et la Messe, l’étude et les travaux nécessaires à la bonne marche de la maison. Les principaux offices liturgiques sont ouverts au public, et le Prieuré exerce un service d’apostolat (prédication, catéchisme, visites) auprès des personnes qui le fréquentent.

Histoire du Prieuré

Commune de Haute-Saône (Franche-Comté), comptant un peu moins de mille habitants, Faverney est marquée par un riche passé monastique, avec la fondation, dès 722, d’un couvent de moniales. Après une période de déclin, l’abbaye fut relevée en 1132 par les bénédictins de La Chaise-Dieu. À la période moderne, le miracle eucharistique de 1608 lui donne un rayonnement particulier, et amène la réforme de la vie régulière par la Congrégation de Saint-Vanne et Saint-Hydulphe en 1612. Mais la Révolution française y met fin lorsque les biens de l’abbaye sont nationalisés et vendus, et que les derniers moines quittent les lieux en 1791. Enfin, il faudra attendre le 9 juillet 1982, et le rachat, par le Père Pierre Verrier, d’une ancienne grange de l’abbaye, à l’écart du bourg, au lieu-dit “en Bethléem” pour initier le retour de la vie monastique bénédictine à Faverney avec la fondation du Prieuré Notre-Dame de Bethléem.

Le Prieuré dans l’Église

Fondé dans un contexte de crise doctrinale, liturgique et ecclésiale, le Prieuré a pour vocation d’offrir aux âmes appelées à l’état monastique un lieu de vie, de formation et de fidélité à l’Église catholique : fidélité à l’intégrité de la foi ; fidélité à la tradition liturgique catholique, vécue selon l’usage romano-bénédictin d’avant Vatican II ; fidélité enfin à la doctrine catholique sur la constitution divine de l’Église et l’infaillibilité de son magistère. Il entend ainsi servir la Sainte Église par l’étude et la transmission de la foi catholique, des principes authentiques du droit pontifical et de la sainte liturgie.

Vatican II (1963-1965) a, en effet, ouvert une crise doctrinale, liturgique et ecclésiale. Nombre de ses enseignements sont en contradiction manifeste avec la Foi catholique exprimée précédemment par le Magistère de l’Église, Papes et Conciles œcuméniques, notamment sur la collégialité épiscopale, sur la liberté religieuse, sur l’appartenance des non-catholiques au Corps mystique du Christ, sur les religions non-chrétiennes (considérées comme des moyens de salut). En outre, les réformes de la liturgie, spécialement de la Sainte Messe, et du droit canonique qui ont suivi, sont d’inspiration protestante, et ont favorisé la désertion des églises, et l’abandon de la Morale catholique. Il est donc impossible que ces doctrines viennent de l’Église catholique qui est guidée par l’Esprit-Saint, non plus que d’un légitime successeur de Pierre doté du charisme de l’infaillibilité quand il dit à l’Église ce qu’il faut croire et ce qu’il faut faire pour notre salut éternel.

C’est pourquoi, l’exercice de la Foi nous oblige à constater que Paul VI et ses successeurs qui professent les doctrines de Vatican II, bien que canoniquement élus au Pontificat, ne possèdent pas l’Autorité pontificale, car, ne poursuivant pas le bien de l’Église et enseignant l’erreur et l’hérésie, ils n’ont pas reçu de Jésus-Christ l’Autorité pour gouverner, enseigner et sanctifier l’Église.

Situer le Prieuré