Missel • Temps Pascal

3ème dimanche après Pâques

2ème classe

Présentation

“Iubilate”, dimanche de joie. Joie commune à tout le Temps pascal ; joie du salut et de la résurrection, joie de la présence du Christ ressuscité parmi les siens. Mais les évangiles de ces derniers dimanches avant l’Ascension précisent dans quel sens cette joie peut et doit rester la nôtre. Le Seigneur n’est plus avec nous de cette présence visible qui faisait la joie des apôtres : cette présence-là, nous la connaîtrons à la fin des temps quand il reviendra ; mais en attendant, le Christ a promis de nous rester présent par son Esprit. S’il y a dans l’ascension la tristesse d’un départ, le don de l’Esprit-Saint est pour l’Église la source permanente d’une joie que personne ne peut lui ravir.

Le Propre de la Messe

Antiphona ad Introitum Ps 65, 1-2

Iubiláte Deo, omnis terra, allelúia : psalmum dícite nómini eius, allelúia : date glóriam laudi eius, allelúia, allelúia, allelúia. Ps 65, 3 Dícite Deo, quam terribília sunt ópera tua, Dómine! in multitúdine virtútis tuæ mentiéntur tibi inimíci tui. ℣. Gloria Patri.

Introït Ps 65, 1-2

Jubilez pour Dieu, toute la terre, alléluia ; psalmodiez pour son Nom, alléluia ; donnez de l’éclat à sa louange, alléluia, alléluia, alléluia. Ps 65, 3 Dites à Dieu : Combien redoutables sont vos œuvres, Seigneur ! à cause de la grandeur de votre force, vos ennemis vous rendent leurs hommages. ℣. Gloire au Père.

Oratio

Deus, qui errántibus, ut in viam possint redíre iustítiæ, veritátis tuæ lumen osténdis : da cunctis, qui christiána professióne censéntur, et illa respúere, quæ huic inimíca sunt nómini ; et ea, quæ sunt apta, sectári. Per Dóminum.

Collecte

Ô Dieu, qui montrez aux égarés la lumière de votre vérité pour qu’ils puissent rentrer dans la voie de la justice, accordez à tous ceux qui professent la foi chrétienne de repousser ce qui s’oppose à ce nom et de s’attacher à ce qui lui convient.

Lectio Epistolæ beati Petri Apostoli 1 P 2, 11-19

Caríssimi : Óbsecro vos tamquam ádvenas et peregrínos abstinére vos a carnálibus desidériis, quæ mílitant advérsus ánimam, conversatiónem vestram inter gentes habéntes bonam : ut in eo, quod detréctant de vobis tamquam de malefactóribus, ex bonis opéribus vos considerántes, gloríficent Deum in die visitatiónis. Subjécti ígitur estóte omni humánæ creatúræ propter Deum : sive regi, quasi præcellénti : sive dúcibus, tamquam ab eo missis ad vindíctam malefactórum, laudem vero bonórum : quia sic est volúntas Dei, ut benefaciéntes obmutéscere faciátis imprudéntium hóminum ignorántiam : quasi líberi, et non quasi velámen habéntes malítiæ libertátem, sed sicut servi Dei. Omnes honoráte : fraternitátem dilígite : Deum timéte : regem honorificáte. Servi, súbditi estóte in omni timóre dóminis, non tantum bonis et modéstis, sed étiam dýscolis. Hæc est enim grátia : in Christo Iesu, Dómino nostro.

Lecture de l’Épître du B. Apôtre Pierre 1 P 2, 11-19

Bien-aimés, je vous exhorte, comme des étrangers et des voyageurs, à vous garder des convoitises de la chair qui font la guerre à l’âme. Ayez une conduite honnête au milieu des Gentils, afin que, sur le point même où ils vous calomnient comme si vous étiez des malfaiteurs, ils arrivent, en y regardant bien, à glorifier Dieu pour vos bonnes œuvres au jour de sa visite. Soyez donc soumis à toute institution humaine à cause de Dieu, soit au roi, comme souverain, soit aux gouverneurs, comme délégués par lui pour faire justice des malfaiteurs et approuver les gens de bien. Car c’est la volonté de Dieu que, par votre bonne conduite, vous fermiez la bouche aux insensés qui vous méconnaissent. Comportez-vous comme des hommes libres, non pas comme des hommes qui se font de la liberté un manteau pour couvrir leur malice, mais comme des serviteurs de Dieu. Rendez honneur à tous ; aimez tous les frères ; craignez Dieu ; honorez le roi. Vous, serviteurs, soyez soumis à vas maîtres avec toutes sortes de respects, non seulement à ceux qui sont bons et doux, mais encore à ceux qui sont difficiles. Car c’est là plaire à Dieu dans le Christ Jésus, Notre Seigneur.

Allelúia, allelúia. ℣. Ps 110, 9 Redemptiónem misit Dóminus pópulo suo. Allelúia. ℣. Lc 24, 46 Oportébat pati Christum, et resúrgere a mórtuis : et ita intráre in glóriam suam. Allelúia.

Alléluia, alléluia. ℣. Ps 110, 9 Le Seigneur a envoyé la Rédemption à son peuple. Alléluia. ℣. Lc 24, 46 Il fallait que le Christ souffrît et ressuscitât d’entre les morts, et qu’ainsi il entrât dans sa gloire. Alléluia.

Sequentia sancti Evangelii secundum Ioannem Io 16, 16-22

In illo témpore : Dixit Iesus discípulis suis : Módicum, et iam non vidébitis me : et íterum módicum, et vidébitis me : quia vado ad Patrem. Dixérunt ergo ex discípulis eius ad ínvicem : Quid est hoc, quod dicit nobis : Módicum, et non vidébitis me : et íterum módicum, et vidébitis me, et quia vado ad Patrem? Dicébant ergo : Quid est hoc, quod dicit : Módicum? nescímus, quid lóquitur. Cognóvit autem Iesus, quia volébant eum interrogáre, et dixit eis : De hoc quǽritis inter vos, quia dixi : Módicum, et non vidébitis me : et íterum módicum, et vidébitis me. Amen, amen, dico vobis : quia plorábitis et flébitis vos, mundus autem gaudébit : vos autem contristabímini, sed tristítia vestra vertétur in gáudium. Múlier cum parit, tristítiam habet, quia venit hora eius : cum autem pepérerit púerum, iam non méminit pressúræ propter gáudium, quia natus est homo in mundum. Et vos ígitur nunc quidem tristítiam habétis, íterum autem vidébo vos, et gaudébit cor vestrum : et gáudium vestrum nemo tollet a vobis.

Credo

Lecture du Saint Évangile selon saint Jean Io 16, 16-22

En ce temps-là, Jésus dit à ses disciples : “Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et encore un peu de temps, et vous me verrez, parce que je vais à mon Père.” Sur quoi, quelques-uns de ses disciples se dirent entre eux : “Que signifie ce qu’il nous dit : Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et encore un peu de temps, et vous me verrez, parce que je vais à mon Père ?” Ils disaient donc : “Que signifie cet « encore un peu de temps » ? Nous ne savons ce qu’il veut dire.” Jésus connut qu’ils voulaient l’interroger et leur dit : “Vous vous questionnez entre vous sur ce que j’ai dit : Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus ; et encore un peu de temps, et vous me verrez. En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, tandis que le monde se réjouira ; vous serez affligés, mais votre affliction se changera en joie. La femme, lorsqu’elle enfante, est dans la souffrance parce que son heure est venue. Mais lorsqu’elle a donné le jour à l’enfant, elle ne se souvient plus de ses douleurs, dans la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde. Vous donc, aussi, vous êtes maintenant dans l’affliction ; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira, et nul ne vous ravira votre joie.”

Credo

Antiphona ad Offertorium Ps 145, 2

Lauda, ánima mea, Dóminum : laudábo Dóminum in vita mea : psallam Deo meo, quámdiu ero, allelúia.

Offertoire Ps 145, 2

Loue le Seigneur, ô mon âme ; je louerai le Seigneur toute ma vie ; je psalmodierai pour mon Dieu tant que je serai, alléluia.

Secreta

His nobis, Dómine, mystériis conferátur, quo, terréna desidéria mitigántes, discámus amáre cœléstia. Per Dóminum.

Secrète

Puissent ces mystères, Seigneur, apaisant en nous le désir des choses de la terre, nous apprendre à aimer celles du ciel.

Antiphona ad Communionem Io 16, 16

Módicum, et non vidébitis me, allelúia : íterum módicum, et vidébitis me, quia vado ad Patrem, allelúia, allelúia.

Communion Io 16, 16

Encore un peu, et vous ne me verrez plus, alléluia ; et encore un peu et vous me verrez, car je vais vers le Père, alléluia, alléluia.

Postcommunio

Sacraménta quæ súmpsimus, quǽsumus, Dómine : et spirituálibus nos instáurent aliméntis, et corporálibus tueántur auxíliis. Per Dóminum.

Postcommunion

Que ces sacrements que nous avons reçus, Seigneur, nous rassasient de leur nourriture spirituelle, et nous protègent de leurs secours corporels.